Sculptures en acier Cor-Ten ou Corten

Cinq sculptures pour le «  1% »

Contribution patronale pour la commande et l'acquisition d'œuvres d'art dans les bâtiments publics.


    Les commandes, dans ce cadre, passent par l'agrément des architectes qui soutiennent les projets d'artistes auprès de l'institution. Il n'est pas interdit d'imaginer qu'ils en tirent parfois avantage.

    Marthon Descotes s'entendait parfaitement à obtenir des commandes ; c'est une question de relations, voire de séduction. Elle était céramiste et ne savait pas grand-chose de l'élaboration ni de la construction d'une sculpture monumentale en acier de quelques centaines de kilogrammes à plus d'une tonne, poids facilement atteints avec ce matériau. .
    J'ai réalisé les quatre sculptures en acier à partir des esquisses ou des collages qu'elle avait fait présenter comme projets.
    Quant à la sculpture en bois, destinée à prendre le vent, qui exigeait une technique de carénage et un mode de montage adapté au système de roulements et butées à billes, elle n'a pas souhaité la voir en cours d'exécution dans mon atelier et ne l'a connue que le jour de l'installation à Roanne ; ce qui a déclenché une crise de conscience de sa part et jeté un froid dans nos relations ; cela ne nous empêchant pas de déjeuner chez Troisgros puisque c'était à Roanne. La nécessité a tout de même prolongé notre collaboration. (1975-1976)
    Toutes les combinaisons sont possibles dans cet exercice d'obtention des commandes officielles. J'ai connu le cas inverse, celui d'un sculpteur dont le nom ne pouvait plus apparaître dans les commandes publiques pour avoir été trop favorisé et qui cherchait des prête-noms. Il exécutait donc lui-même ses projets sous une autre signature.
    Mais le bénéfice d'une commande officielle n'est pas toujours l'argent.
    On peut citer un exemple presque avouable : Georges Mathieu était notoirement connu par sa peinture gestuelle (abstraction lyrique) mais il cherchait une autre reconnaissance. Il a donc accepté de réaliser pratiquement sans profit plusieurs « signes », sculptures ainsi dénommées, placés sur le toit terrasse d'un collège de banlieue parisienne, dans le cadre du « 1% ».
    Mathieu privait peut-être un jeune sculpteur du bénéfice de la commande ; à moins que la somme dégagée pour le projet artistique n'ait finalement servi à terminer les travaux de peinture, ce qui n'était pas exceptionnel.
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    En 1976, Christine Fleurent m'a demandé l'autorisation d'utiliser cette photo et de la proposer à l'éditeur. Cette couverture a donc été publiée ; j'aurais apprécié d'en recevoir un "service de presse" mais ce ne fut pas le cas.
    Peu après, cherchant un "polar" à la gare d'Avignon pour meubler le trajet jusqu'à Paris, j'ai aperçu sur un rayon cette image qui me dévisageait avec insistance.
    Quel plaisir de lire ce Simenon dans le train, en évitant de masquer la couverture, et d'observer l'attitude faussement dégagée des voisins de compartiment !
    Quant au récit, ce n'est sans doute pas le meilleur de Simenon.

Etat en 2011






Déposée pour travaux en 1998,

Malgré plusieurs entretiens téléphoniques
et des courriers adressés
à différentes instances locales et régionales
au cours de l'année 2010,

cette sculpture n'a pas été retrouvée

Elle a pu être démontée en parties boulonnés
pour le transport et égarée dans un local désaffecté.
Ou bien les éléments confondus avec
de la tôle rouillée ont été envoyés à la récupération.
Ou bien encore, remontée sur un site dont personne
n'a plus idée, éventuellement un site non public
.

(Pas de photographie disponible)



Cor-Ten I



5 plans de tôle découpés :
6 mm d'épaisseur.

Raidisseurs et goussets servant à l'assemblage par boulons.

Dalle de béton.

H = 4,00 m.
Pds = 940 kg.


Pose : le 28/10/1975.

CES de Fresnes-sur-Escaut
(actuellement : collège ?




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Cor-Ten II






3 plans de tôle
découpés :
6 mm d'épaisseur.


Dalle de béton.

l = 0,60 m.
H = 2,20 m.
Pds = 200 kg.



Pose : le 14/12/1975.

CES de Bandol (Var)
(actuellement : collège Raimu)

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Cor-Ten III




4 plans principaux de tôle :
6 mm d'épaisseur.

Raidisseurs soudés,
goussets servant à l'assemblage par
boulons.
Dalle de béton.

L = 2 m.
l = 2 m.
H = 3,40 m.
Pds = 570 kg.


Pose : le 26/07/1976.

CES de
Portes-lès-Valence (Drôme)
(actuellement : collège Jean Macé)

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Cor-Ten IV





26 plans de tôle :
6, 8 et 12 mm d'épaisseur.

Pièces pliées et goussets servant à l'assemblage par boulons.
Socle fixé sur une dalle de béton.

L = 4,10 m.
l = 3,00 m.
H = 3,20 m.
Pds = 1 200 kg.



Pose : le 4/12/1976.


CES de Martigues (BdR)
(actuellement : collège Marcel Pagnol)

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Plans carénés


Ames, nervures et carènes en contreplaqué marine découpé et contrecollé.

Epais.  maximale = 20 cm.
L  développée = 3,60 m.
H = 2,40 m.
Poids = 340 kg.

Deux axe verticaux.
Montage sur roulements et butées à billes.
Equilibrage latéral par une chambre à  grenaille de plomb.

Pose : début 1976.

Lycée de jeunes filles de Roanne (Loire)
(actuellement : cité scolaire
Albert Thomas)


Le plan de droite a disparu ; il a été suggéré sur l'image.


Luberon